Les enjeux 2026 : sentinelle des mers et acteur stratégique.
À l’heure où les océans concentrent une part croissante des tensions internationales, la Marine nationale demeure en 2026 un pilier essentiel de la souveraineté et de la sécurité de la France. C’est autour de ces enjeux qu’a été articulée la conférence consacrée à « La Marine nationale en 2026 », organisée sous l’angle des domaines maritimes et des missions confiées à la Marine, éclairées par l’expertise du capitaine de vaisseau Yves Cuny.
Des espaces maritimes stratégiques et convoités
Avec près de 11 millions de km² de zone économique exclusive, la France possède le deuxième espace maritime mondial. Cette immensité, héritée de l’outre-mer, constitue à la fois une richesse et une responsabilité. En 2026, les enjeux maritimes sont multiples : protection des ressources halieutiques et énergétiques, sécurisation des routes commerciales, surveillance des fonds marins, mais aussi prévention des trafics illicites et réponse aux crises environnementales.
La montée des rivalités entre puissances, le retour de la conflictualité de haute intensité et la militarisation croissante de certains espaces maritimes replacent la mer au cœur des équilibres stratégiques mondiaux. Dans ce contexte, la Marine nationale agit comme une force de présence, de dissuasion et d’anticipation, capable d’intervenir loin des côtes métropolitaines.
Des missions étendues, des moyens modernisés
En 2026, la Marine nationale assume un large spectre de missions. Elle contribue d’abord à la dissuasion nucléaire, notamment par la permanence à la mer des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Elle assure également la protection du territoire et des approches maritimes, participe aux opérations extérieures, soutient les alliés et intervient dans les missions de service public : sauvetage en mer, action de l’État en mer, lutte contre la pollution ou les trafics.
Pour remplir ces missions, la Marine s’appuie sur des moyens en constante évolution : sous-marins nucléaires d’attaque de nouvelle génération, frégates multi-missions, bâtiments de soutien et de ravitaillement, aéronautique navale modernisée et montée en puissance du renseignement et des capacités cyber. L’interopérabilité avec les partenaires européens et de l’OTAN constitue également un axe majeur de son action.
Un intervenant au parcours exemplaire
Le capitaine de vaisseau, aujourd’hui reserviste : Yves Cuny, dont la carrière illustre la diversité et l’exigence des métiers de la Marine nationale est l’intervenant de cette soirée. Entré à l’École navale en 1983, il a servi aussi bien à bord de patrouilleurs que de sous-marins nucléaires d’attaque, de frégates et de bâtiments de soutien. Il a exercé deux commandements à la mer, notamment celui du chasseur de mines Pégase et du bâtiment de commandement et de ravitaillement La Marne.
Son parcours l’a également conduit à des postes à terre et à l’international : au ministère des Affaires étrangères, à l’état-major de la Marine, comme attaché de défense en Norvège, chef d’état-major des forces françaises au Gabon, puis dans le domaine du renseignement. Officier de l’Ordre national du Mérite et chevalier de la Légion d’honneur, Yves Cuny incarne une vision globale et stratégique des enjeux maritimes contemporains.
Une marine tournée vers l’avenir
En conclusion, la Marine nationale en 2026 apparaît comme une force moderne, adaptable et indispensable, à la croisée des enjeux de défense, de diplomatie et de sécurité globale. Dans un monde où la mer redevient un espace de rivalités majeures, elle reste l’un des instruments essentiels de l’influence et de la protection de la France, au service des citoyens et de la stabilité internationale.
Une conférence dans le cadre des Vendredis de La Vanaude, le 16 janvier 2026 à 20.30 en salle Annexe place des Droits de l’Homme à Vanosc – Entrée libre
